BIJOU
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posté le 2008-05-29 à 19:36:23
Le sommeil ne vient pas. Ce n'est pas la première fois. Parfois je lis, parfois je me lève pour écrire quelques pages. Ce soir, je ne sais pourquoi mille pensées traversent mon esprit, sans aucun ordre et bizarrement, elles ont toutes pour sujet des choses que j'ai perdues et souvent jamais retrouvées.
Mon bel éléphant à roulettes que j'ai offert à une amie, poussée par ma mère qui n'était pas du tout conservatrice. Je peux dire que je l'ai perdu car j'aurais bien aimé le garder et le transmettre à mes enfants. Tout comme mon bel ours, grand et majestueux qui faisait peur à Ginou, je ne sais vraiment pas pourquoi! Envolé également. Et Bernard, mon baigneur, qui fut pendant de longues années plus qu'une chose inanimée; il fut le confident de mes chagrins, je lui parlais comme à un être humain; il fut mon bébé que je berçais avec amour, je crois que je fus très tôt maternelle. Il dormait près de moi et ce n'est que des années après la naissance de ma fille que je m'en suis séparé. Je le regrette encore aujourd'hui! Pourquoi l'ai-je fait? Je ne saurais le dire. Je l'ai donné à ma nièce, espérant qu'elle le garderait précieusement. Où a-t-il terminé? Dans une décharge? Avec un membre ou un oeil en moins?
Mes pensées se mélangent. Je me revois, atterrée, désespérée, après un cambriolage. Il y avait tout juste un mois que nous avions emménagé dans ce nouvel appartement et deux choses ont été dérobé: deux mille francs que mon fils venait de toucher de son assurance à la suite d'un grave accident de judo, et tous mes bijoux de famille. Le voleur a su faire le tri. Les bijoux fantaisie sont restés à leur place et le reste a disparu. Ce n'était pas sur la valeur marchande que je pleurais, mais pour ce qu'ils représentaient et que je ne pourrais jamais remplacer. C'étaient des bijoux anciens légués par mes grands-mères et auxquels je tenais beaucoup. Ils évoquaient tant de choses pour moi: leur tendresse, leurs gâteries, l'Algérie que j'avais été obligé de quitter, ma ville Oran où tant de souvenirs faisaient battre plus vite mon coeur lorsque j'y repensais. Je me suis sentie une nouvelle fois dépouillée de mon passé, d'une partie de mes racines. A l'époque, j'en ai souffert longtemps, amère, révoltée...
Et puis j'ai compris qu'il faut apprendre, sans oublier le passé, d'aller de l'avant, penser à l'avenir et donc apprécier le jour présent! Car le jour présent est un cadeau qu'il faut chouchouter, cajoler, savourer pour le vivre pleinement et savoir le partager avec un parent, un ami, un enfant, pourquoi pas un passant inconnu...
Mes paupières s'alourdissent, le film de mes souvenirs devient flou, le rideau tombe!
Bijou
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J'aime tout ce qui concerne l'écriture, la poésie, les nouvelles, et les partages avec tous ceux et celles qui ont les mêmes affinités que moi, à savoir l'amour universel de son prochain, sans distinction de race, couleur, religion, rites et coutu
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Entre noir et blanc, il fait gris... Sara chante sous la pluie...
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