Au bord du monde
Brouillon de nuit sous la pluie...
Au bord du monde
Sur le bout de mes doigts
J'ai compté
Un, deux, trois !
Et après
Y'avait plus rien à venir
Plus rien à dire
Je suis restée là pour voir
Mais y'avait rien à voir
Je suis restée là en devoir
Au bord de mon espoir...
Au bord de ma vie
Je me suis assise
Pour regarder la couleur du vide
Pleurer ma peine en vers de gris
Y'a comme une envie de rien
Qui se remplit
Au bord de ma nuit...
Sur le bout de mes doigts
J'ai compté un peu trop sur toi
Même qu'au delà de moi
Y'avait encore toi
au bout de moi
Rien d'autre en panorama
Le vide,
c'est le bout du monde…
Sur le bord du monde
Un, deux, trois,
Ca fait toujours toi
Pas d'explication
En multiplication
Juste une faute d'attention
en inattention
Juste une faute de mot à mot
en inspiration...
Au bord du monde
je me suis assise
Pour voir à la ronde
comme le monde est gris
J'ai pris la tristesse
en voile de nuit
Pleuré mes accords
en note de vide...
Y'a pas de folie plus grande
Que d'aimer la pluie
Y'a pas que le noir et blanc
Dans le fond du gris...
C'est juste un air de rien
Qui ressemble à rien
C'est juste un cœur en traverse
Sur le chemin
un puits sans fond
de désespoir...
Sur le bout de mes doigts
j'ai compté
Un, deux, trois !
Et puis après
y'avait plus rien à venir !?
Plus rien à dire !?
Si !
Aujourd'hui, c'est lundi,
il pleut des yeux !
A toi, d'eau delà…







Commentaires
BIJOU le 24/09/2008 à 16:21:24Je me trompe ou bien y-a-t-il beaucoup de nostalgie et de tristesse dans ce poème? Mais les mots coulent et j'imagine... tant de choses...
Bijou
Sara Do le 24/09/2008 à 19:50:24
je réponds rarement à ce genre d'interrogation, mais là j'ai envie de le faire : non tu ne te trompes pas ! et tu imagines bien...
d'étoilement !
sara do